Voici Jules. Le terrain lui appartient, c’est son domaine, il est là chez lui. Lorsque le boucan des manèges, le bruit des auto-tamponneuses, les rires et les cris des enfants s’estompent dans le soir, alors Jules reprend son territoire. Il suffit de lancer son nom pour qu’il accourt immédiatement, cavalant tel un petit cheval vers la main qui le nourrit, la pâté qui l’attend. Jules remercie puis vaque à nouveau à ses occupations.

Et puis, un peu plus loin, timide, apeurée, regardant sans cesse derrière elle, marquant un temps d’arrêt, arrive Dali. Dali, c’est une toute petite crevette blanche, un tout petit format de chat, toute blanche, blanche comme un diamant. Elle aussi, elle a entendu l’heure du repas sonner.

Dali et Jules et se saluent d’abord. Jules est le seul chat que Dali tolère. Elle est effrayée, elle a souvent peur des autres, elle est aux abois. Pas avec Jules. Alors ils s’embrassent et dînent l’un après l’autre. Jules va se poser au soleil, tranquille. Dali termine de dîner. N’est-ce pas le meilleur moment de la journée ?

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publicités